Urgent2ème édition du Takussane Cheikh Oumar Al Foutiyou Tall — 72h de prières et bénédictions du 9 au 11 Juillet 2026 • En direct sur WILANE TV.Lire
Ahmadou Cheikhou Tall

Khalife #1

Ahmadou Cheikhou Tall

Fils aîné de Cheikh Oumar — Souverain de Ségou

  • 21 juin 18361898
  • Sokoto
  • Fils aîné de Cheikh Oumar Foutiyou Tall. Souverain de l'Empire toucouleur de Ségou (1864–1890).

« Lequel d'entre vous a conservé ses ablutions depuis trois jours sans les renouveler ? »

Fils aîné de Cheikh Oumar Foutiyou Tall, né en 1836 à Sokoto. Désigné successeur de son père, il régna sur l'Empire toucouleur de Ségou de 1864 à 1890. Résistant farouche à la colonisation française, il poursuivit le combat jusqu'à sa mort en 1898, sans jamais se soumettre.

Le fils aîné de Cheikh Oumar

Ahmadou Cheikhou Tall serait né le 21 juin 1836 à Sokoto. Fils aîné de Cheikh Oumar, il se maintint à Ségou, sur les rives du fleuve Niger, après la disparition de son père en 1864. Les chroniqueurs de l'époque le décrivent comme un homme intelligent, cultivé, profondément attaché au savoir et doté d'une grande maîtrise des sciences religieuses et littéraires. Il régna sur l'Empire toucouleur de Ségou, dans l'actuel Mali, de 1864 à 1890.

Une succession révélée

Sentant que l'heure de son retrait dans les champs du djihad approchait, El Hadji Oumar Tall entreprit une retraite spirituelle afin de connaître celui qui devait lui succéder. Selon la tradition rapportée, la volonté divine lui révéla que ce privilège revenait à son fils Ahmadou. Craignant cependant que ses compagnons n'interprètent ce choix comme une simple préférence familiale, il demanda aux plus grands savants et guides religieux de son Konu (troupe) d'effectuer eux aussi une retraite spirituelle afin d'identifier le futur successeur. Le résultat fut unanime : tous désignèrent Ahmadou Cheikhou Tall.

Le signe des ablutions

Dans le souci de montrer davantage que cette désignation relevait de la volonté suprême, El Hadji Oumar Tall interrogea un jour ses compagnons en ces termes : « Lequel d'entre vous a conservé ses ablutions depuis trois jours sans les renouveler ? » Seul Ahmadou Cheikhou Tall répondit à cet appel, renforçant ainsi, aux yeux des disciples et des savants, les signes de sa distinction spirituelle.

La résistance face à la France

Entre 1879 et 1880, Ahmadou Tall retint pendant près d'une année une mission française, refusant catégoriquement de signer un traité reconnaissant le protectorat français. Après une période de relations relativement pacifiques avec la France, il reprit les hostilités vers 1887-1888 à travers plusieurs raids et opérations de résistance. Toutefois, face à l'avancée militaire française, il fut contraint à l'exil en 1890.

Fidèle jusqu'à la fin

Malgré cette situation, Ahmadou Cheikhou Tall poursuivit la résistance à Nioro puis au Macina, demeurant fidèle à son combat jusqu'à la fin de sa vie. Il mourut en 1898 dans la province de Sokoto, terre d'origine de sa mère, sans jamais se soumettre à la domination coloniale.